Dernière mise à jour le 27 mars 2025
Le jeudi 20 mars 2025 a eu lieu, la restitution du diagnostic filière viande bovine à la Chambre d’agriculture de l’Isère : l’occasion de rassembler les acteurs départementaux de la viande.
Cette matinée a débuté par la présentation des résultats du diagnostic filière viande bovine iséroise, mené par Manon Michaut, en stage de fin d’étude à la Chambre d’agriculture de l’Isère. Cette partie a été introduite par David Rivière, élu référent élevage de la mandature 2019 – 2025.
La filière viande bovine présente de nombreux défis à relever : mobilisation trop importante de capitaux lors des installations et donc difficile renouvellement des générations, volume horaire de travail trop important et consommation en viande hachée à plus de 50% sur la viande bovine française qui a beaucoup déséquilibré les relations commerciales mais aussi des raisons d’être optimistes avec des pistes de travaux comme la relocalisation de l’engraissement à l’herbe des broutards, le renforcement de la formation sur la gestion économique des exploitations et le développement d’une communication collective mettant en avant tout le savoir faire des éleveurs et la qualité de leurs élevages.
S’en est suivie une présentation de Romain Lecomte, responsable développement et performance conseil du CerFrance. A ce titre, il a abordé des références technico économiques, à l’échelle de la région, puis du département, des exploitations spécialisées en bovin viande. Les exploitations bovines régionales sont plus spécialisées et donc leur cout de production par VA est plus faible. Ainsi, la marge d’orientation des ateliers isérois (plus orientés polyculture-élevage) est plus faible que celle des ateliers régionaux (-76€/VA et +70€/VA respectivement) particulièrement ces dernières années ou le prix des céréales a baissé.
Ensuite, Nina Lopez, conseillère bas carbone et fourrages à la Chambre d'agriculture de l'Isère, nous a parlé des performances environnementales des élevages bovin viande. L’outil Cap’2ER nous a été présenté, il en ressort, par exemple, que cet outil peut être utilisé comme moyen de communication par un éleveur, pour faire face à l’agribashing .
Enfin, Éric Rochas et Bénédicte Meyer, président et directrice de l’abattoir de Grenoble, nous ont présenté le projet d’unité de surgélation de steaks hâchés au sein de l’abattoir de grenoble. Ce projet va permettre de proposer aux éleveurs bovins en circuits courts, une prestation pour l’élaboration des steaks hachés surgelés, façon bouchère/ basse pression. Le lancement de la chaîne est prévu pour mi 2026.
Aurélien Clavel, Président de la Chambre, a pu conclure cette matinée en nous rappelant le rôle clé de l’élevage dans notre paysage agricole isérois et le nécessaire équilibre animal/ végétal à trouver.
Pour toute question, contactez Florence Reiner, conseiller filière viande, florence.reiner@isere.chambagri.fr 06 43 02 76 21