Productions animales
Dernière mise à jour le 03 avril 2025
Une Journée Régionale Ovine était organisée en Isère le mardi 25 mars, par Inn’Ovin et différents partenaires : Chambres d’agriculture, Idele et GDS.
Le GAEC du Château à Voiron accueillait cette journée. Plusieurs thèmes techniques y étaient abordés : le pâturage externe à l’exploitation, la gestion de la gâle et du piétin, l’amélioration des conditions de travail et l’impact des pratiques d’élevage sur l’environnement.
La production ovine, comme l’ensemble des filières d’élevage rencontre des difficultés pour renouveler ses éleveurs. Pour relever ces défis, la démarche Inn’Ovin a développé 4 axes de travail au travers d’actions concrètes menées sur l’ensemble du territoire :
Plusieurs programmes étudient actuellement les collaborations de pâturage entre nuciculteurs ou céréaliers et éleveurs. « En Isère, nous participons aux programmes Greenfruit et au PEPIT PARTN’R (Pâturage de la Ressource Herbacée des Territoires Nucicoles en Région AURA), afin de caractériser la qualité des couverts sous noyers et de mieux connaître les ententes entre nuciculteurs et éleveurs » rappelle Catherine Venineaux, conseillère ovins à la Chambre d’agriculture. Une clé de réussite est basée sur la relation humaine : planification et communication. « Ensuite c’est du gagnant-gagnant ».
Moins fréquent dans le département, l’exploitation hivernale de couverts végétaux et de surfaces bovines est aujourd’hui bien connue dans certaines régions françaises.
Sur couverts végétaux, presque toutes les espèces sont pâturables. Quelques-unes sont toxiques pour les ovins : comme la vesce velue, la gesse, la moutarde et le Sarrasin (pour ces 2 dernières, le pâturage en association multi-espèces est moins problématique). Le projet POSCIF (Pâturage Ovin en Système Céréalier en Ile de France) démontre un rendement des surfaces pâturées légèrement amélioré, une pression limace réduite de 60%, une absence de compaction, et surtout des économies de broyage. Du côté animal, les suivis de notes d’état et des indicateurs de bien-être animal mettent en avant un intérêt pour les troupeaux.
Comme sur les surfaces de noyers, le pâturage de surfaces bovines en hiver ou en début de printemps, qui a l’intérêt d’éclaircir le couvert, permet un développement des légumineuses sur les parcelles. A Charolles, sur une surface bovine pâturée par des ovins du lycée agricole, une hausse de 15% des légumineuses et une meilleure valeur alimentaire ont été mesurées au printemps suivant.
Sophie Chauvat de l’Institut de l’Elevage a sensibilisé les éleveurs à la gestion de leur travail : pénibilité et quantité de travail. Un projet de recherche, AMTrav’Ovins, a permis de communiquer sur 28 solutions travail, et de mettre au point des méthodes de diagnostic et d’amélioration des conditions de travail.
Les outils qui en sont nés : La Bergerie Futée, Equip’innovins, Déclic Travail peuvent être précieux pour les éleveurs et ils se retrouvent facilement en ligne, notamment sur le site www.inn-ovin.fr
Echanger entre éleveurs sur ses pratiques, sur ses outils est aussi très efficace, comme l’a été, sur cet atelier, un échange sur les techniques de parage. Pour parer, les éleveurs ont des habitudes et des matériels très diversifiés.
Céline Savoyat du GDS38 a rappelé les règles de gestion de ces maladies. Elles sont très contagieuses. Il faut avant tout les éviter via le contrôle d’animaux introduits, et leur mise en quarantaine. Elles doivent être rapidement maîtrisées, dès les premiers cas, pour éviter d’être ensuite débordé et de mettre plusieurs années pour les exterminer. Les traitements sont à réaliser de manière rigoureuse pour éviter les recontaminations.
« Pour la gâle, tous les animaux doivent être traités le même jour, par bain ou par injection, avec parfois une répétition au bout de 10j. Le traitement du bâtiment doit y être couplé, et idéalement un vide sanitaire d’au minimum 4 semaines.
Pour le piétin, la combinaison de traitement antibiotique des animaux infectés, des passages au pédiluve, du parage peuvent permettre de gérer la pathologie. Le recours à la vaccination peut également donner de bons résultats mais sans arrêter les autres préventions »
Pour cet atelier, les participants ont été invités à réfléchir sur les pratiques qui impactent l’environnement. Elles se sont structurées autour des thématiques suivantes :
Dans un second temps, Sindy Throude (Institut de l’élevage) et Nina Lopez (Chambre agriculture de l'Isère) ont présenté les outils de diagnostic carbone : CAP’2ER® de niveau 1 (simplifié) et de niveau 2 (approfondi). Ils permettent d’évaluer les performances environnementales des élevages. Les différents dispositifs de valorisation des démarches de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (label bas carbone, MAEC forfaitaire…) ont également été évoqués. Une éleveuse s’est montrée curieuse et volontaire pour tester le diagnostic CAP’2ER® niveau 1 afin de se positionner par rapport aux performances moyennes nationales et régionales ! Pour évaluer votre empreinte carbone, rdv sur : https://cap2er.eu/
Marine Penon, Chargée de mission filière ovins viande à la Chambre Régionale Auvergne-Rhône-Alpes a rappelé quelques aides financières accessibles aux éleveurs ovins :
Ces aides sont à retrouver sur la page : https://www.auvergnerhonealpes.fr/aides
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Catherine VENINEAUX
Conseillère spécialisée Ovins